Foire aux questions sur le prix du lait

  1. Pourquoi la Commission a-t-elle décidé de procéder à un examen du prix du lait en milieu d’exercice ?
    Le 27 mai 2022, les Producteurs laitiers du Canada ont demandé à la Commission de procéder à une hausse du prix du lait à la ferme en milieu d’année en raison de l’inflation. Le mécanisme actuel d’établissement des prix prévoit que n’importe lequel des intervenants suivants peut en faire la demande en vertu de certaines conditions : Producteurs laitiers du Canada, Association des transformateurs laitiers du Canada, Association des consommateurs du Canada, Conseil canadien du commerce de détail, Fédération canadienne des épiciers indépendants et Restaurants Canada.
  2. Qu’est-ce qui justifie une hausse de 2,5% du prix du lait ?
    La hausse du 1er septembre se justifie par l’inflation. L’augmentation de prix de février 2022 était fondée, en partie, sur les données sur l’inflation en date du mois d’août 2021. Les données les plus récentes (avril 2022) de Statistique Canada montrent que les coûts associés aux aliments pour animaux, au carburant et aux engrais ont grimpé de 22 %, de 55 % et de 45 % respectivement depuis août. Ces hausses exceptionnelles sont survenues après que la décision sur la hausse de prix de 8,4 %, entrée en vigueur le 1er février 2022, a été rendue.Toutefois, la Commission a aussi tenu compte du fait que les revenus des producteurs se sont améliorés et des répercussions de la hausse sur les consommateurs.Lorsque la Commission examinera de nouveau les prix en automne, le rajustement du 1er septembre sera déduit de tout rajustement prévu pour le 1er février 2023.
  3. Cette hausse du prix du lait à la ferme est-elle unique au Canada ?
    Non. Les prix du lait à la ferme dans l’Union européenne ont grimpé d’environ 23 % dans les 12 derniers mois. Les prix de la classe I (en anglais seulement) (pour le lait de consommation) aux États-Unis ont augmenté de 49 % dans les 12 derniers mois, comparativement à 6,6 % au Canada. Les prix de la classe IV (en anglais seulement) (pour le beurre et la poudre de lait écrémé) aux États-Unis ont crû de 55 % dans les 12 derniers mois, comparativement à 38,3 % au Canada, surtout parce que le prix du lait transformé en poudre au Canada suit les prix américains.
  4. Est-ce qu’on doit s’attendre à deux hausses par année à l’avenir?
    Non, le processus normal demeure un rajustement par année.
  5. Le prix du lait baisse-t-il parfois ?
    Oui, lors d’une année normale, le rajustement du prix du lait est calculé à l’aide d’une formule fondée sur le coût de production du lait et sur l’indice des prix à la consommation, qui est une mesure de l’inflation. Si ces facteurs baissent, alors le prix du lait baisse aussi. D’ailleurs, le prix du lait à la ferme a baissé quelque peu en février 2017 et 2018 après avoir été calculé avec cette formule.
  6. Pourquoi la Commission a-t-elle accepté d’examiner la demande des PLC ?
    Un important aspect du mandat de la Commission consiste à permettre aux producteurs de lait dont l’entreprise est efficace d’obtenir une juste rétribution de leur travail et de leur investissement. En raison de l’inflation actuelle, la Commission a accepté d’examiner la demande pour déterminer s’il était justifié de hausser le prix avant l’année prochaine.
  7. Quand le rajustement entrera-t-il en vigueur ?
    Le rajustement entrera en vigueur le 1er septembre 2022, après qu’il aura été approuvé par les autorités provinciales.
  8. Quels produits laitiers seront touchés ?
    Cette hausse s’applique au prix que les producteurs reçoivent lorsqu’ils vendent leur lait. Les produits laitiers devraient donc tous être touchés par cette hausse, mais l’effet ressenti par les consommateurs pourrait varier d’un produit à l’autre. La Commission ne réglemente que le prix du lait qui sort de la ferme. Le prix au détail est déterminé par la suite par toute la filière et est aussi affecté par l’augmentation des coûts comme les frais de transport.
  9. À quelle fréquence les rajustements de prix en milieu d’année ont-ils lieu ?
    Ils surviennent de temps à autre lorsque les conditions le justifient. Le dernier a eu lieu en 2018 à la demande des Producteurs laitiers du Canada, car l’écart se creusait entre les coûts de production du lait et le revenu des producteurs.
  10. Quelles répercussions ce rajustement aura-t-il sur les consommateurs, dans le secteur du commerce de détail ?
    Les entreprises qui fabriquent des produits laitiers paieront le lait qu’elles achètent 2,5 % de plus qu’avant. Cela pourrait avoir une incidence sur le prix de détail de tous les produits laitiers, mais l’ampleur de cette incidence dépendra des décisions que les acteurs de la filière prendront quant à leurs propres augmentations de coûts.
  11. Comment le prix du lait est-il habituellement établi ?
    Le mécanisme habituel de rajustement des prix est expliqué ici.
  12. Pourquoi le prix du lait est-il réglementé ?
    Il s’agit d’un des éléments du système laitier de la gestion de l’offre. Toutefois, seul le prix que les producteurs reçoivent pour leur lait est réglementé. Exceptionnellement, certaines provinces réglementent le prix au détail du lait de consommation. Les autres éléments du système de gestion de l’offre sont le contrôle de la production de lait à l’aide de quotas et la réglementation des importations de produits laitiers. Après avoir quitté la ferme, le lait intègre un marché libre où s’exercent les forces de l’offre, de la demande et de la concurrence.
  13. Que contenait la demande des PLC et quelle est la position des autres intervenants ?
    La Commission ne divulgue pas les positions des divers intervenants consultés afin que ces derniers puissent communiquer au conseil d’administration des renseignements qui pourraient être délicats sur le plan commercial. De cette façon, la Commission a à sa disposition les renseignements les plus complets possibles pour prendre une décision. Par conséquent, chaque intervenant décide lui-même de dévoiler ou non sa position au public.
  14. Quelle démarche la Commission a-t-elle suivie pour se prononcer sur cette hausse ?
    La Commission a informé les intervenants qu’elle avait reçu une demande de révision du prix du lait en milieu d’année. Les intervenants ont été invités à présenter leur point de vue ainsi que les conséquences éventuelles qu’un rajustement du prix aurait sur leur secteur. Après ces consultations, le conseil d’administration a examiné toute l’information recueillie, y compris les données économiques, et a rendu une décision.
  15. Qui a été consulté ?
    La Commission a consulté les principaux intervenants de la chaîne d’approvisionnement, soit les Producteurs laitiers du Canada, l’Association des transformateurs laitiers du Canada, l’Association des consommateurs du Canada, le Conseil canadien du commerce de détail, la Fédération canadienne des épiciers indépendants et Restaurants Canada.
  16. Quand les consultations ont-elles eu lieu ?
    Les consultations ont été menées le 15 juin 2022.
  17. Qu’est-ce que le prix de soutien pour le beurre ?
    Le prix de soutien est le prix auquel la Commission achète et vend le beurre dans le cadre de ses Programmes intérieurs de saisonnalité. Ces programmes permettent à la Commission de travailler avec le secteur privé dans le but d’équilibrer l’offre et la demande saisonnières de produits sur le marché intérieur. Lorsque la production laitière excède les besoins du marché canadien, la Commission achète du beurre des transformateurs au prix de soutien prédéterminé.
  18. Qu’est-ce que l’allocation de fabrication pour le beurre ?
    Une allocation de fabrication (aussi connue sous le nom de marge des transformateurs) est une estimation des coûts associés à la transformation du lait en beurre. Elle comprend des coûts comme ceux de la main-d’œuvre, de l’emballage, de l’énergie, de l’équipement et des produits de nettoyage.